Le monument «A la gloire du génie»

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LE MONUMENT A LA GLOIRE DU GENIE

Initiative et réalisation de la section de Metz de la « Société mutuelle des anciens du génie et des transmissions de l’est de la France » créée à Nancy en 1889, ce monument est un hommage aux sapeurs français de tous les temps, de toutes les guerres et de toutes les spécialités qui ont œuvré pour la grandeur de la patrie et dont beaucoup sont morts pour elle.

Il est érigé aux Eparges, haut lieu du génie militaire français pendant la Première guerre mondiale où, chaque année (le premier dimanche d’octobre), les anciens du génie et des transmissions convient ceux qui se souviennent en un pieux pèlerinage auquel s’associent nombre d’autorités civiles et militaires.

Les sept colonnes qui s’élèvent au dessus du socle symbolisent les grandes spécialités du génie et désignent :
- les aérostiers,
- les artificiers,
- les chemins de fer,
- les électro-mécaniciens,
- les pontonniers,
- les sapeurs-mineurs,
- les télégraphistes.
L’inauguration de ce mémorial, le 20 octobre 1963, était placé sous la présidence de M. MESSMER, ministre des armées, de M. le général MASSU, gouverneur militaire de Metz, commandant la 6e Région militaire, représentant M. SAINTENY, ministre des anciens combattants et de M. CHAZAL, préfet de la Meuse.


Contact : Président de la Fédération lorraine des associations du génie (F.LA.G.) et président de la section de la Meuse (coordonnées sur la page Amicales locales de Lorraine).

 

UN PEU D'HISTOIRE

Les combats de la crête des Eparges (sept.1914 - avril 1915)
(d’après le site www.14-18enlorraine.com)


"Les Eparges est un lieu de bois, de collines et de ruisseaux dans la Meuse près de Verdun. Les combats de la Guerre de 1914-18 y furent effroyables et vains : la ligne de front ne bougea quasiment pas pendant quatre ans." (Maurice Genevoix)


Dès l'automne 1914, le front s’établit aux abords de cette crête qui présente un intérêt capital, véritable promontoire qui permet de surveiller la plaine de la Woëvre au sud de Verdun.

Les combats se déroulent en première ligne, essentiellement dans les ruines des villages de Trésauvaux et des Eparges, dans les bois du versant nord-est de la crête et les espaces plus dégagés du versant nord-ouest. La seconde ligne française est située sensiblement sur la Tranchée de Calonne (route de Hattonchâtel à Verdun à travers le massif forestier) alors que les troupes sont mises au repos à l’ouest dans les villages de Belrupt, Sommedieue, Mont-sous-les-côtes, Mouilly…

Pendant les mois d’hiver 1914-1915 la bataille est de forme classique mais le saillant de Saint-Mihiel menace de plus en plus Verdun aussi le général JOFFRE envisage une offensive par la Woëvre pour tenter de le résorber. La crête des Eparges devient alors un enjeu important pour l'état-major français qui la convoite en temps qu'observatoire d'artillerie.

La 12ème Division d’infanterie est chargée d'attaquer, tout comme à Vauquois éloigné de quelques dizaines de kilomètres à l’ouest, cette position bien défendue depuis le pied. Le Génie va creuser une douzaine de sapes sous le flanc nord de la crête des Eparges. Ces galeries permettent d'approcher les tranchées allemandes, courant d’est en ouest à travers toute la crête des Eparges. Arrivées sous la position ennemie, elles sont bourrées d'explosif et la 12e D.I. monte à l'assaut le 17 février 1915 après l'explosion de quatre mines sous la partie ouest de la crête mais les allemands répliquent violemment par des bombardements d’artillerie lourde et de nombreuses contre-offensives. Les Allemands vont creuser, eux aussi, des galeries sous les lignes françaises et feront sauter des fourneaux de mines bourrés de vingt à trente tonnes d'explosifs.

Malgré leurs efforts, les Français ne reconquérront jamais le "point X" enjeu de la bataille et des dizaines de milliers de combattants français et allemands restent enfouis sous cette terre.

 

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